Exploitation non durable

Coupe en suberaie © D. Vallauri. |Exploitation non durableL’ exploitation forestière transforme plus ou moins l’écosystème. Exploiter du bois tout en maintenant tout ou partie des qualités écologiques clé est possible : c’est tout l’enjeu de la gestion durable.

Toutefois, les forêts les plus âgées et naturelles, souffrent encore souvent de mauvais « réflexes » des gestionnaires, qui tendent trop systématiquement à les rajeunir et à les simplifier. Si des forêts anciennes et matures existent encore, c’est plus parce qu’elles sont difficiles à l’exploitation mécanisée. Faire des champs d’arbres, « faire propre » n’est pourtant plus depuis longtemps synonyme de bonne gestion. D’autres façons de faire existent (voir la page Philosophie pratique).

En région méditerranéenne, les forêts sont principalement récentes et jeunes. La culture sylvicole est peu développée. L’exploitation est toutefois faible car les bois sont mal valorisés par la filière bois. Le régime du taillis reste important, avec son lot de coupes rases. Ces sylvicultures ne permettent pas de conserver ou restaurer des peuplements forestiers écologiquement et économiquement intéressants. La plus forte biodiversité, et la plus originale, s’exprime dans les phases matures.

Un des objectifs du programme est donc de promouvoir les expériences de sylvicultures alternatives qui sont testées par des gestionnaires éclairés, et de développer des sylvicultures innovantes, permettant d’allier gestion productive et restauration de la naturalité.

Voir la page Sylvicultures proches de la nature



WWF soutient le mouvement SOS Forêts

Menace | Exploitation non durable

En 2010, durant les tables rondes du Festival-Off de géographie organisées à Gérardmer par les syndicats de l’ONF, les acteurs présents (associations, syndicats et partis politiques, citoyens) ont acté qu’ils partageaient la même analyse sur les dérives productivistes de la politique forestière française, dont les effets négatifs sur la biodiversité se font sentir depuis 2007, principalement dans les forêts tempérées les plus productives, dans les forêts publiques en particulier. Il était temps de consacrer toutes les forces collectivement à y mettre un coup d’arrêt et à proposer des alternatives. Ainsi, le mouvement SOS Forêts est né début 2011 par la volonté initiale de 38 premières  structures adhérentes, majoritairement lorraines mais comportant déjà plusieurs structures nationales. 16 propositions forestières pour une gestion exemplaire des forêts métropolitaines ont été rédigées en commun. Le collectif est en cours d’extension nationale.

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