Bassin méditerranéen

méditerranée

L’écorégion méditerranéenne est un haut lieu de la biodiversité mondiale. Cette biodiversité est riche d’une longue histoire évolutive, façonnée à l’échelle des temps géologiques : certaines zones ont été des refuges pour la biodiversité européenne pendant les glaciations quaternaires,  d’autres espèces ont développé des adaptations spécifiques à un climat méditerranéen aux sécheresses estivales drastiques. Durant les derniers millénaires, les civilisations du bassin méditerranéen ont également modelé cette biodiversité, participant aux échanges des espèces (par exemple le châtaigner) mais aussi à la réorganisation plus profonde des écosystèmes, allant parfois jusqu’à la destruction. Les forêts de l’écorégion conservent de nombreuses traces de cette double histoire (humaine et évolutive). Les plus anciennes d’entre elles conservent une originalité et une richesse inégalée.

Et pourtant, jusqu’à ce jour, ces forêts anciennes n’ont pas constitué un objet d’étude prioritaire dans la plupart des pays méditerranéens. Certes, elles représentent moins de 1% de la superficie totale de l’écorégion, mais ce sont des peuplements à hautes valeurs, et pas seulement écologiques (consulter le menu Hautes valeurs pour découvrir les valeurs scientifiques, économiques, sociales, éducatives et culturelles de ces forêts). Elles sont par ailleurs soumises à des menaces significatives (exploitation non durable, incendie, changement climatique, défrichement).

L’étude de Mansourian et al. (2013) dresse un état des lieux de la problématique dans les 15 pays de la rive nord de l’écorégion (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Chypre, France, Grèce, Italie, Macédoine, Malte, Monténégro, Portugal, Serbie, Slovénie, Espagne et Turquie). Il synthétise tout d’abord ce que représentent les forêts anciennes, et plus largement les forêts à haute valeur de conservation (FHVC), dans la langue de chacun des pays. Différents moyens d’enquête ont été mis en œuvre (12 interviews, 101 questionnaires et une analyse de la littérature sur le sujet). Plus de 70 sites potentiels ont été identifiés, certains d’entre eux sont présentés sur la carte : en bleu les sites ayant fait l’objet d’au moins un relevé, en jaune, les sites potentiellement intéressants.


L’étude fournit ainsi une première base de travail pour tous ceux qui s’intéresse à la conservation des forêts en Méditerranée. Ce travail mériterait d’être étendu à tout le bassin méditerranéen, notamment la rive sud et est, du Maroc au Liban, même si le contexte et l’état de conservation des forêts est aujourd’hui dépendant de logiques différentes.


Pour en savoir plus

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