Forêt subnaturelle

Ce terme apparaît véritablement au début de la décennie 1990, et s’imposera avec les travaux de l’Engref (Mortier, 1989 et 1990) et du Cemagref sur le sujet. Une forêt subnaturelle est définie comme une « forêt primaire ou secondaire où il n’y a pas eu d’intervention humaine modifiant, directement ou indirectement, la composition ou la structure des peuplements. La forêt a été peu influencée par l’homme ou abandonnée par lui depuis longtemps (plusieurs dizaines d’années) » (Greslier, 1993, Greslier et al., 1995).
Pour l’ONF, une forêt subnaturelle (à protéger en priorité par l’instruction sur les réserves intégrales de 1998) est une « forêt primaire ou secondaire, composée d’espèces autochtones, régénérée par voie naturelle (futaie) qui a été assez peu modifiée par l’homme dans sa composition et sa structure ou qui a été abandonnée par lui depuis la seconde guerre mondiale ». Elle répond à six critères de naturalité : essences indigènes, matériel génétique autochtone, régénération naturelle, structure de futaie, sans intervention significative depuis la seconde guerre mondiale, présence de bois mort au sol et d’arbres sénescents.